La version française suit. French text follows.

Call for papers:

Reconciling Multiculturalism in Today’s Canada

The year 2021 marks the fiftieth anniversary of Canada’s policy of multiculturalism.

Adopted in 1971 in response to growing pressure from various Canadian constituencies for more recognition, the policy of multiculturalism brought about significant and lasting changes in Canadian society. Over the years, multiculturalism in Canada has been praised, critiqued, embraced, or deconstructed by politicians, scholars, and various stakeholder groups. Supporters of multiculturalism have asserted that the policy has promoted an inclusive and accepting Canadian society in which ethnocultural minorities have maintained their own unique cultures and identities while participating fully in mainstream Canadian institutions. Ukrainian Canadians, for example, having played an important role in the development and adoption of this policy, became its active promoters. With Quebec designating its own “intercultural model” to manage cultural diversity, critics have posited that multiculturalism has discouraged interethnic dialogue, fostered ghettoization, and encouraged cultural differences between various communities rather than informing their shared rights or identities as Canadians.

Yet, critics or not, those writing from a “settler” viewpoint have continued Canada’s long-established practice of excluding Indigenous peoples from key negotiations of Canadian rights and identity. Adopted just after the 1969 White Paper, where it was seen that all agreements, treaties, and compacts made with Indigenous nations were being eliminated, the multicultural model was still promoting the colonial perspective when it came to Indigenous peoples’ roles in the nation-building project. From Indigenous perspectives, therefore, the development of the Multiculturalism Act was felt to be a further way of erasing Indigenous presence, nationhood, and identity. Only in 1982 did the Canadian constitution finally recognize the inherent rights of Aboriginal peoples in Canada.

With the Truth and Reconciliation Commission (2008–15) having completed its work, Canadians still face the need to renegotiate the very foundations of their identity. Questions on this matter continue to persist:

Is there room for multiculturalism, as conceived in 1971 and later modified, in these new negotiations of what constitutes Canada and Canadian identity? Can the long-established discourse on multiculturalism, developed from the viewpoint of settler colonialism, engage with—and bring into the centre of the debate—Indigenous perspectives, ways of knowing, and notions of nationhood existing in this land now called Canada? In 2021, is it possible for Francophone Canadians and other ethnic and visible-minority groups to continue to dialogue about the multiculturalism policy’s various outcomes and colonial nature, in the effort to understand what it means to be Canadian?

We believe it is time to engage in this essential and much-needed dialogue, and the fiftieth anniversary of Canada’s multiculturalism policy offers us a meaningful opportunity to do so. We acknowledge our conversation with the University of Alberta’s Situated Knowledges, Indigenous Peoples and Place (SKIPP) Signature Area in developing this call for papers.

In recognition of multiculturalism’s complex legacy, we are announcing an international symposium to discuss the changing nature, meanings, and applications of Canada’s complicated relationship with its own diversity in post-Truth and Reconciliation times. We envision the symposium as a platform for a thoughtful and respectful dialogue amongst different stakeholders, scholars, various peoples, and cultural groups about the legacy of Canada’s multiculturalism and its place in today’s Canadian society. We anticipate this event will address and offer some answers to the overarching question of what it means to be Canadian and share a national identity. 

The symposium will draw upon wide-ranging perspectives in history, Indigenous studies, anthropology, cultural studies, literary studies, education, political sciences, women and gender studies, and other related areas, exploring several broadly-defined themes:

Canada’s Multiculturalism Revisited

History Lessons for Community Stakeholders

Multiculturalism, Indigeneity, and Reconciliation

From Multiculturalism to What?

Please submit your proposal before 22 April 2021. If your proposal is accepted, you will be contacted by 24 May 2021. If you have any questions, please email:  mc50@ualberta.ca

Confirmed participants will be eligible for up to three nights’ accommodation and meals. In the event of extended pandemic restrictions, the event will be held in a hybrid or online format. We intend to publish a peer-reviewed collection of papers delivered at the symposium. Each presenter will be expected to submit a draft of their paper by 8 November 2021.

The M50 Organizing Committee

Natalia Khanenko-Friesen Director, Canadian Institute of Ukrainian Studies

Srilata Ravi Director, Insitut pour le patrimoine et les recherches transdiciplinaires en francophonies canadiennes et internationales (IMELDA)

Geoffrey Rockwell Director, Kule Institute for Advanced Studies


Appel à communications

Réconcilier le multiculturalisme dans le Canada d’aujourd’hui

L’année 2021 marque le cinquantième anniversaire de la politique sur le multiculturalisme au Canada.

Adoptée en 1971 en réponse à une pression accrue de différentes circonscriptions canadiennes en quête de reconnaissance, la politique sur le multiculturalisme a apporté des changements significatifs et durables à la société canadienne. Au fil des ans, le multiculturalisme canadien a été loué, critiqué, embrassée, et déconstruit par des politiciens, des chercheurs et différents groupes d’intérêts. Les partisans du multiculturalisme ont déclaré que cette politique avait forgé une société canadienne ouverte et inclusive, au sein de laquelle les minorités ethnoculturelles avaient pu maintenir leurs propres identités et cultures tout en participant pleinement à la construction des institutions canadiennes. Ainsi, les Canadiens d’origine ukrainienne, en faisant la promotion active de cette politique, ont joué un rôle important dans son développement et dans son adoption. Le Québec, quant à lui, a créé son propre « modèle interculturel » pour gérer la diversité culturelle. De leur part, les opposants du multiculturalisme ont proclamé que cette politique décourage le dialogue interethnique, favorise l’émergence de ghettos et encourage les différences au sein des communautés culturelles plutôt que de les rassembler au sein d’une identité commune Canadienne.

Que l’on prône ou pas le multiculturalisme, une chose semble perdurer, le Canada, de son point de vue du « colon », a continué d’exclure les peuples autochtones de toutes négociations essentielles en matière de droits et d’identité. Adopté juste après le développement du « White Paper » de 1969, qui tentait d’abolir tous les contrats, traités et tous les pactes passés avec les nations autochtones, le modèle multiculturel poursuivait la promotion du modèle colonial, notamment en excluant la participation des peuples autochtones au projet de construction de la nation. De facto, pour les peuples autochtones, le développement de la politique sur le multiculturalisme a été perçu comme une manière d’éradiquer davantage leur présence, leur statut de nation et de leur identité. C’est seulement en 1982 que la Constitution canadienne a finalement reconnu leurs droits inhérents de peuples autochtones au Canada.

Avec l’achèvement des travaux de la Commission de Vérité et Réconciliation du Canada (2008-15), les Canadiens éprouvent le besoin de renégocier les fondements mêmes de leur identité. Beaucoup de questions persistent en effet sur le sujet :

Le multiculturalisme, tel qu’il était conçu en 1971 et dans ses avatars successifs, a-t-il encore sa place dans les nouvelles négociations autour de ce qui constitue le Canada et l’identité canadienne ? Est-ce que le discours établi de longue date sur le multiculturalisme, développé du point de vue du « colon », permet d’engager le dialogue avec les peuples autochtones, voire, de mettre au centre du débat leurs points de vue, leurs connaissances et leurs savoirs, ainsi que les notions de statut de nation dans cette terre que nous appelons aujourd’hui Canada? En 2021, est-il possible, pour les Canadiens francophones et d’autres groupes ethniques ou minorités visibles, de poursuivre la discussion sur les différents résultats de la politique sur le multiculturalisme ainsi que son aspect colonial, et ce afin d’essayer de comprendre ce qu’être Canadiens signifie? Nous pensons qu’il est temps d’engager cette discussion essentielle et nécessaire. Le cinquantième anniversaire de la politique sur le multiculturalisme nous offre cette opportunité. Nous tenons à reconnaître les contributions importantes du  Signature Area   de l’Université de l’Alberta, « Situated Knowledges, Indigenous Peoples and Place (SKIPP)  », dans le développement et la rédaction de cet appel à communications.

Face à cette complexité de l’héritage du multiculturalisme, nous annonçons la tenue d’un colloque international pour discuter de la nature changeante, des significations et des ambivalences des relations que le Canada entretient avec sa propre diversité depuis la publication du rapport de la Commission de Vérité et Réconciliation. Nous envisageons ce colloque comme une plateforme pour un dialogue réfléchi et respectueux entre différents intervenants, chercheurs, peuples et groupes culturels divers, dialogue qui portera sur l’héritage du multiculturalisme au Canada et sur la place de celui-ci dans la société canadienne d’aujourd’hui. Nous espérons que cet événement offrira des pistes de réponses au questionnement fondamental sur ce que cela signifie, d’être Canadien et partager une identité nationale. 

Le colloque puisera dans un vaste éventail de perspectives et de disciplines: histoire, études autochtones, anthropologie, études culturelles, études littéraires, éducation, sciences politiques, études sur les femmes et le genre, ainsi que d’autres domaines d’études connexes. La rencontre visera ainsi à explorer des thèmes généraux comme :

Repenser le multiculturalisme canadien

Leçons d’histoire pour les intervenants communautaires

Multiculturalisme, Indigénéité et Réconciliation

Le multiculturalisme, et après ?

Veuillez soumettre votre proposition de communication (250 mots), ainsi qu’une brève biographie (100 mots), votre établissement d’appartenance et vos coordonnées, à l’adresse mc50@ualberta.ca avant le 22 avril 2021Les auteurs dont les propositions seront retenues recevront une confirmation le 24 mai 2021 au plus tard.

Les participants sélectionnés bénéficieront de trois nuits d’hébergement (au maximum), repas inclus. Si les restrictions liées à la pandémie étaient prolongées, l’événement se tiendrait sous un format hybride ou virtuel. Les communications soumises à une évaluation par des pairs seront publiées dans un collectif. Tous les participants sont invités à nous faire parvenir une ébauche de leur communication le 8 novembre 2021 au plus tard.

Le Comité d’organisation M50

Natalia Khanenko-Friesen Directrice, Canadian Institute of Ukrainian Studies

Srilata Ravi Directrice, Insitut pour le patrimoine et les recherches transdiciplinaires en francophonies canadiennes et internationales (IMELDA)

Geoffrey Rockwell Directeur, Kule Institute for Advanced Studies

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